jeudi 1 septembre 2011

Facultad de Ciencias Sociales...


Pour tous ceux d'entre vous qui trouve que les graffitis dégradent les façades de universités, je déconseille l'entrée dans l'Universidad de las Ciencias Sociales de Buenos Aires. Le graffiti et l'affichage murale sont deux activités particulièrement développées chez les jeunes étudiants portenos. Oubliés les couloirs tristounets et maussades, bonjour les peintures multicolores et les portrait du Che! Sincèrement, il pourrait exister un concours national du meilleur "étudiant-peintre en mur universitaire".

Au premier abord, on pense à des restes de manifestations et de blocus antérieurs! Il n'en ai rien. Les messages sont très sérieux et totalement d'actualité. Ils peuvent être des affiches politiques et annonces meetings, des listes d'évènements culturels, de simples tableaux sur lesquels chacun peu laisser libre court à son imagination... Après un rapide tour des universités d'économie, de médecines, de sciences, on se rend compte que cet apanage est uniquement celui des étudiants en sociologie et sciences politiques. Leur engagement est comme multiplié, décuplé... Et cela se répercute aussi dans le déroulement même des cours. Aucun professeurs ne peut faire dix minutes de cours sans être intérompu par un petit groupe d'èleves venus proposer une revue, un prospectus, une conférence ou même un meeting politique. Ainsi les peintures et décorations sont la partie émergée de l'iceberg!

Pour les étudiants étrangers, cela est une bonne leçon d'engagement. Les étudiants semblent pour certains vivre à l'université, maté dans une main, feuillets dans l'autre... Cependant, cette technique manque d'une certaine vision écologique, puisque la séduction d'autres élèves passe par la distribution quotidienne de tonnes de papiers! La fin justifie les moyens, et les forfaits photocopies facilitent les choses!

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